vendredi 12 juin 2009

Corr&spondance



Un petit livre très intéressant vient de naître d'un partenariat entre L'Association et le festival Périscopages. Corr&spondance retrace un échange de mails entre J-C Menu et Christian Rosset sur la question du rapport au corps dans l'art et plus particulièrement dans la pratique de la bande dessinée. À travers la pratique du dessin particulière à Menu et l'expérience d'écrivain ou compositeur de Rosset sont abordées des questions très intéressantes : alors que l'occupation de l'espace de l'auteur de bande dessinée est bien souvent moindre, quel rapport a-t'il à son propre corps lorsqu'il travaille ? Quelle conscience en a-t'il ? Comment le corps s'incarne-t'il dans le dessin lorsque l'auteur se représente ? Rosset et Menu évoquent ainsi l'idée "d'auto-archétype" : le dessinateur se représente toujours à peu près de la même manière, via des caractéristiques récurrentes et signifiantes qui le rendent immédiatement reconnaissable sans pour autant que la représentation soit fidèle, que des questions comme l'âge et donc le temps interviennent… car finalement, ainsi que Menu se pose la question : n'est-ce pas par son trait, son style que l'auteur s'incarne, se reconnaît ? 
Cet ouvrage mènera j'espère à la poursuite de cette réflexion et de cette correspondance, ainsi qu'à un autre livre… 

On peut se procurer cet ouvrage à l'excellente librairie Alphagraph, 5 rue d’Echange 35000 Rennes ou en adressant un chèque de 8 euros à Périscopages - 2, rue d’Andorre - 35200 Rennes (envoi sous 8 jours)

mercredi 20 mai 2009

La grande vie…


Quel titre caustique et plein de cynisme. Oui, vous allez rire, mais jaune… La grande vie narre le quotidien morne d'Adolphe Marlaud, petit homme sans envergure ni espérance particulières, habitant un appartement avec vue sur le cimetière, rue Froidevaux (et ce n'est pas une blague, la rue existe vraiment et longe effectivement le cimetière Montparnasse), d'où il surveille la tombe de son père. Lui même est surveillé par l'énorme Madame C., concierge, qui l'étouffe entre ses gigantesque mamelles et l'appelle son « petit chat bleu ». Adolphe Marlaud se décrit comme un «détenu modèle » ; il dit vouloir « vivre le moins possible pour souffrir le moins possible ». Cette nouvelle de Jean-Pierre Martinet évoque la solitude, la commune bêtise, un certain dégoût du genre humain, on ressent à la lecture un malaise mêlé pourtant aux accès d'humour noir et de burlesque de l'auteur… L'écriture est sans aucun doute puissante et cruelle, alors si vous cherchez de la guimauve, il va falloir passer votre chemin. Si ce texte vous met en "appétit", il y a ensuite le pavé qu'est Jérôme, considéré comme le chef-d'œuvre de l'écrivain (je ne m'y suis pas encore mise).

La grande vie, Jean-Pierre Martinet, éditions L'Arbre vengeur
Jérôme, Jean-Pierre Martinet, éditions Finitude


samedi 2 mai 2009

Joanna Hellgren

Découverte dans le deuxième numéro de l'excellente revue collective de dessin Kaugummi, le travail de la suédoise Joanna Hellgren… Elle ne fait pas qu'établir d'inquiétantes comparaisons entre enfants et animaux (série de dessins que j'adore), elle fait aussi de la bande dessinée.

Mon frère nocturne et Frances, éditions Cambourakis
Participation au dernier Lapin, revue collective de bande dessinée, éditions L'Association.

vendredi 1 mai 2009

Périscopages 2009 !

Le 15 mai débutera l'édition 2009 du festival rennais Périscopages, 8e Rencontres de la bande dessinée d'auteur et de l'édition indépendante, avec au programme cette année : Anna Sommer (auteure de l'affiche), Blex Bolex, Morvandiau, Geneviève Castrée, Tony Papin, Erik Kriek, The Dirty Cousins' Groixplosion, ainsi que de nombreux autres intervenants, notamment lors des assises de la bande dessinée indépendante du 2 au 7 juin. Comme toujours, tout est gratuit : expositions, concerts, conférences, rencontres, et histoire que tout le monde ait le temps d'en profiter, ça dure jusqu'au 7 juin !

Toute la programmation sur : www.myspace.com/periscopages2009

samedi 18 avril 2009

Alice Lorenzi


Alice Lorenzi est à mes yeux l'une des auteurs de bande dessinée les plus intéressants. Son univers, inquiétant, dense et passionnant, est habité d'ombres et de végétaux qui grouillent et créent une atmosphère à la fois délicate et oppressante. L'amour fini souvent dans un bain de sang, d'étranges jeunes femmes évoluent  entre rêve et cauchemar, et il paraît que dans le Nord on enterre les rivières et on les tue… Les dessins d'Alice Lorenzi dégagent puissance et beauté, amplifiés par son usage d'une certaine forme de merveilleux pour évoquer les sentiments, chacun de ses récits laissant l'impression d'un  voyage énigmatique.

Les Heures de verre, Alice Lorenzi, la 5e couche, 1ère image
Pourquoi me fuir, fanzine auto-édité (il y en a un ou deux autres), 2e image
Participations régulières au collectif Le Nouveau journal de Delphine et Marinette, Les Taupes de l'espace

mardi 14 avril 2009

Juste une image que j'aime bien

C'est une affiche promotionnelle pour un livre jeunesse, édité par une toute jeune maison, Hélium, intitulé Ma grande sœur m'a dit, écrit par Gilberte Niamh Bourget et illustré par Julia Wauters. J'avais pu découvrir le travail de cette dernière dans le fanzine strasbourgeois Écarquillettes, trimestriel de bande dessinée et d'illustration, ainsi que dans Marie-Françoise, magazine de la femme moderne sérigraphié,  publié par le collectif Troglodyte, et j'avais déjà aimé son style au charme désuet.

www.helium-editions.fr

www.juliawauters.ultra-book.com, le site de Julia Wauters
www.demaindernierdelai.over-blog.com, le blog de Julia Wauters

www.troglodyte.eu
www.troglodyte.eu/ecarquillettes/